Comme il fallait bien un responsable de l’autorité parentale, mon premier tuteur (dit « le Prez ») fut désigné, mais ma croissance s’est toujours déroulée sous le regard bienveillant et les avis éclairés d’un conseil de famille élargi, notamment par la liste de discussion sur internet.

Des dons, mes parrains et marraines féériques penchés sur mon berceau m’en ont donné à profusion, mais ceux qui se sont développés le plus rapidement sont la Parole et l’Écoute.

Dès décembre 2002, je tendais l’oreille aux difficultés, au mal-être, à la souffrance des vétérinaires et de leurs familles, et en 2004 (puberté précoce !), je donnais à mon tour le jour au groupe « écouter », fruit d’un travail d’investissement personnel et de formation de quelques bénévoles.

Mais j’ai toujours voulu aussi me faire entendre, communiquer pour me faire connaître et reconnaître dans le paysage véto comme une « grande », sur qui il faut compter pour mettre son grain de sel dans tous les grands dossiers professionnels…

Et avec mon deuxième « tuteur », j’ai été gâtée ! Il m’a offert une panoplie d’outils de communication et de réflexion : le Livre blanc sur la continuité des soins, la publication sur « Le vétérinaire et l’argent », Vétogarde, des groupes de travail sur l’euthanasie, le médicament, la reconversion professionnelle, la relation au travail… Et en d’jeun de mon époque, j’ai même eu droit à ma page Facebook !

Aujourd’hui, j’ai 7 sept ans, on dit que c’est l’« âge de raison », et si je me sens effectivement de plus en plus sûre des valeurs que je veux défendre, de mes objectifs de communiquer et d’aider un nombre toujours plus grand de vétérinaires, je garde au fond de moi une âme d’enfant qui veut croire que cette alchimie, l’union de nos mains pour que batte notre cœur, ne sera possible que par et avec vous.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cette étape a commencé par la transmission d’une baguette magique à ma nouvelle prez…